Si l’adolescence se suit de nombreux changements physiques et physiologiques, c’est aussi un temps de maturation et de changement psychologique complexe, en relation avec les nombreuses interrogations à propos de sa future vie d’adulte et sa rupture avec l’enfance, avec une très forte signature sociale.  L’adolescence, dans ce contexte, est une période propice à l’expérimentation de comportements particuliers et de l’usage de psychotropes, dont la répétition pourra entraîner un abus et même la dépendance.

Ainsi chez les jeunes de 10-18 ans, la consommation de certains produits comme le cannabis, le tabac ou encore l’alcool, sont élevés, et leurs conséquences constituent une préoccupation prioritaire pour  la société.

La prévention

Le meilleur moyen pour prévenir cette dépendance chez les adolescents est de fournir des informations honnêtes reposant sur des faits réels. Les méthodes alarmistes ne fonctionnent pas et donnent généralement l’effet contraire. Sans informations fiables, les adolescents négligeront totalement vos conseils et s’exposeront à des dangers bien réels.

Par contre, des études prouvent que les élèves qui ont arrêté de consommer des stupéfiants le font souvent à cause de leur santé et des aspects négatifs de ces pratiques. Pour être efficace, les plans de prévention doivent respecter et considérer la capacité des adolescents à comprendre, analyser et évaluer des options.

La toxicomanie est fortement adjointe à des pratiques négatives pendant l’enfance. L’adolescent qui aurait grandi avec un parent atteint de maladie mentale, de dépression chronique, ayant des tendances suicidaires, toxicomane, incarcéré, absent ou dans un contexte de violence physique sur la mère est plus susceptible d’être tenté.

Veiller donc à ce que les enfants s’épanouissent dans les milieux sains, c’est certainement le moyen le plus efficace pour prévenir ce fléau.   La prévention repose avant tout sur le bon modèle parental, dit-on. Beaucoup de toxicomanes avaient vu leurs parents consommer la drogue. De ce fait, ils courent plus le risque d’en faire autant.  Montrons l’exemple.

Comment intervenir

Commencer par entrevoir la consommation de drogue non pas sous un regard moral  mais clinique. La toxicomanie n’est pas une déviance mais une maladie.

Trouver le bon milieu entre dramatiser et banaliser. Un ado qui consomme sporadiquement ou a consommé des drogues, nécessite une prise en charge efficace et sérieuse, et non de débordements émotionnels…

Connaître avec une grande précision la nature de la consommation : les types de drogues, la fréquence, le contexte, les effets recherchés…

Admettre que la prise de drogues chez un adolescent  est premièrement un signe de détresse et donc qu’il convient de ne surtout pas le culpabiliser. Au contraire c’est le moment pour les parents de refaire le contact s’il a été endommagé, de proposer de nouveaux projets et d’établir de nouvelles règles confirmant l’autorité parentale et dans le même temps apportant des repères à l’ado.

Consulter sans délai un médecin et un spécialiste de la toxicomanie en cas de dépendance avérée à un produit.

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