Un peu de flexibilité dans votre communication

Les êtres humains ne sont pas des créatures solitaires ; nous interagissons et apprenons les uns des autres tout le temps. La prochaine fois que vous verrez deux personnes en train de discuter, prenez du recul pour ne pas entendre leurs paroles et remarquez ce qui se passe entre elles. Il est assez facile de voir la différence entre une connexion intentionnelle et une interaction forcée entre deux personnes. Quel type de conversation aimeriez-vous avoir ?

Betty a entamé une discussion impromptue avec Jane sur une situation qui la concernait depuis quelques semaines. Jane pouvait dire que son amie souffrait beaucoup et qu’elle voulait l’aider. Alors que Betty commençait à lui expliquer ce qui la préoccupait, Jane se rappelait une situation similaire à celle qu’elle avait elle-même vécue. Betty et Jane travaillaient ensemble depuis longtemps, et Jane pensait qu’elle connaissait suffisamment bien Betty pour lui offrir des informations qui lui seraient utiles. Jane était impatiente de partager ses réflexions, et lorsque Betty s’est arrêtée au milieu de son histoire, Jane a commencé à parler.

Après avoir parlé pendant environ 30 secondes, Jane a remarqué que Betty ne semblait plus l’écouter. Les yeux de Betty avaient disparu, son langage corporel avait changé, et elle interrompit Jane pour dire que ce qu’elle suggérait n’allait pas marcher. Jane, se sentant un peu découragée, se remit à expliquer ses pensées. Afin de s’assurer que Betty écouterait cette fois-ci, Jane a utilisé les mêmes mots avec un ton un peu plus fort, s’est approchée un peu plus près et s’est tenue un peu plus droite. Cela ne semblait pas fonctionner non plus. Au contraire, en quelques instants, Betty avait décidé qu’elle devait partir, et la conversation était terminée. Jane se retrouva seule, frustrée et consternée.

Alors que Jane essayait de comprendre ce qui venait de se passer, elle arriva rapidement à ce qui lui semblait être une conclusion logique. Jane décida que sa conversation avec Betty était condamnée depuis le début parce que Betty était sur la défensive, étroite d’esprit, et que Jane n’aurait rien pu faire pour l’aider. Elle en a conclu qu’elle s’était mise dans le pétrin sans le savoir.

Ce type d’interaction vous semble-t-il familier ? Avez-vous eu des conversations avec des amis ou des membres de votre famille qui ont abouti à des résultats similaires ? La conversation était-elle vraiment condamnée dès le début, ou y avait-il quelque chose d’autre que Jane aurait pu faire pour aider Betty à l’entendre ?

Je pense que la réponse à la dernière question est un grand OUI ! Je crois que pour être un communicateur efficace, nous devons comprendre et mettre en pratique un concept important : la manière dont nous délivrons nos informations est tout aussi importante que ce que nous disons. Lorsque nous parlons, nous communiquons par l’intermédiaire de notre être tout entier, et pas seulement par les mots qui sortent de notre bouche. Cela signifie que nous devons réfléchir autant à notre ton, au choix des mots, au langage corporel, à la cadence, au contact visuel et à l’espace personnel qu’aux concepts que nous voulons partager. Afin d’offrir véritablement des informations à quelqu’un d’autre d’une manière qu’il pourra absorber, nous devons être attentifs à la personne en face de nous.

Mettons-nous à la place de Jane. Y a-t-il des choses que vous auriez pu faire pour aider Betty à recevoir des informations qui auraient pu être très utiles ? Voici quelques stratégies que j’ai trouvées utiles dans des situations similaires :

1. Avoir l’intention de créer un lien entre vous et votre interlocuteur. Nous sommes tous beaucoup plus réceptifs si nous avons l’impression que l’autre personne nous parle et non pas à nous.

2. Soyez prêt à reprendre la conversation à un autre moment. Si nous pensons vraiment qu’il est important que nos amis entendent nos idées, alors il est important d’attendre que le bon moment se présente.

3. Prenez un peu de recul sur le plan physique et émotionnel. Si le membre de votre famille ou votre ami se sent sur la défensive, se tenir trop près de vous pourrait être perçu comme une menace. Prendre du recul sur le plan émotionnel permet aux deux parties de voir tous les angles et toutes les possibilités que la situation peut présenter.

4. Asseyez-vous. S’asseoir diminue le sentiment d’urgence dans les situations difficiles et peut favoriser le calme et la clarté de la pensée.

5. Baissez la voix. C’est une excellente façon de donner un sentiment de calme et d’aisance à la conversation.

6. Faites des pauses régulières. Lorsque nous faisons une pause pendant la conversation, nous permettons à l’air frais de circuler. Les pauses donnent le temps de traiter tout ce qui a été dit, ce qui permet de mieux comprendre.

7. Utilisez un langage et des métaphores qui ont un sens pour la personne avec laquelle vous voulez établir un lien. Si elle aime le tennis, enveloppez votre offre dans des mots et des métaphores de tennis qui résonneront avec son expérience.

J’imagine que vous avez eu l’occasion d’utiliser une ou plusieurs de ces techniques lors de conversations avec votre famille, vos amis ou vos collègues. Votre capacité à élaborer votre offrande sur le moment a-t-il fait une différence ? La personne a-t-elle pu se détendre un peu plus et traiter non seulement vos paroles, mais aussi les siennes, avec plus de clarté et de facilité ? Lorsque nous nous arrêtons pour y réfléchir, n’est-ce pas ce que nous voulons vraiment lorsque nous partageons avec l’autre : entendre l’autre personne et être entendu ?

On ne peut pas changer la personne à laquelle on parle. Nous ne pouvons pas changer l’humeur dans laquelle elle se trouve, ni changer ses expériences antérieures avec le sujet abordé. Ce que nous pouvons changer, c’est nous-mêmes. Nous pouvons changer pour répondre aux besoins de la personne avec laquelle nous interagissons. Nous pouvons remarquer ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas et nous adapter si nécessaire. Nous pouvons revenir plus tard et essayer une approche différente. Pour être un communicateur efficace, nous devons faire preuve de souplesse dans la transmission des informations. Pour être un communicateur flexible, nous devons être en mesure de communiquer avec nos partenaires, quelle que soit la manière dont ils se présentent.

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